Alien: la naissance — Acte III
Mes objectifs
- Rester en vie et tuer la taupe si possible. ⌛
- Trouver un moyen de fuir sans les autres, ils en savent trop. ⌛
- Ramener la mallette. ⌛
Rapport de mission
Vers le point d’extraction
Après avoir laissé échapper le chef des mercenaires (un certain Alvarès), notre groupe s’est dirigé vers le point d’extraction. À peine quelques minutes plus tard, une navette de l’UPP de type crocodile s’est posée au campement avant de nous prendre en chasse.
La tension est à son comble dans le camion. C’est alors qu’une voix s’est faite entendre, comme venant de partout à la fois: “Amis américains, ici Ivan Rakonov ! Rendez-nous Ratford et la mallette, et il n’y aura plus d’effusion de sang. Vous aurez la vie sauve.”.
Voyant le doute prendre le reste de l’équipe, j’ai tenu un discours dont je ne me rappelle plus vraiment. Ça parlait d’héroïsme, de devoir, ce genre de conneries. Je ne crois pas que ça eu de l’effet mais le sergent Wick a ordonné à John de mettre le pied au plancher.
Il y a eu un nuage de fumée sous la navette, puis deux éclairs. Deux missiles sont partis et nous ont manqués de peu ! J’ai hurlé à John de faire des zigzags et j’ai vu une ombre passer à côté de moi. Visiblement, Muvob vient de sauter hors du camion.
La navette s’est alors posée sur le pont et des soldats en sont sortis. Nous avons même aperçu Alvarès, salement amoché. Fichu karma ! Puis tout s’est passé très rapidement: le médecin a dégoupillé une grenade, nous avons sauté du camion et nous avons fini à l’eau.
Derrière nous, il y eu une explosion. Les ennemis aux trousses, nous avons nagé de l’autre côté. Elsa et Muvob en tête, nous nous sommes réfugiés dans la jungle, trempés et épuisés.
Prise d’otage
Si j’avais su que ça allait tourner comme ça, je ne sais pas si j’aurais pris la même décision. Mais on y est, alors je fais avec.
Nous sommes passés à proximité d’un autre village. L’avant-garde nous a intimé de nous mettre à couvert. Pas très loin, une femme était aux prises avec quatre soldats ennemis.
Pourquoi Wick nous a ordonné de les prendre par suprise ? Mais je n’avais plus l’énergie de me plaindre. J’ai juste contaté que nous nous sommes fourrés dans un autre guêpier et que nous avons été repérés. Avec le recul, je pense que c’est là que j’ai lâché. Lorsque Inkéo m’a soufflé que le sergent voulait ma peau. Et qu’il était lui-même en train d’agir discrètement, pendant l’attaque.
Puis des créatures étranges nous encerclés. Pas tout à fait les mêmes que celles qui ont agressé Muvob, mais similaires. La femme, une certaine Elodie Tess, nous a indiqué un bunker pas très loin, où nous pourrions nous réfugier.
Avec le recul, c’était une très mauvaise idée. Mais nos navettes d’extraction allaient mettre du temps. Et Inkeo ayant vu un monstre à l’ouest, nous avons couragement fui.
Instants de vérité
J’ai pris le sergent à partie. Je pourrais me justifier, en expliquant que sa position hiérarchique faisait de lui une menace. Et qu’il fallait désamorcer la situation, avant qu’il ordonne à Inkeo de me désarmer. Mais je crois que j’étais juste terrifiée.
Je lui ai donné une partie de la vérité: je ne l’aime pas, il nous ménera tous à notre perte, il y a une taupe dans le groupe et j’ai la mallette. Je m’attendais à une exécution sommaire. J’ai été surprise qu’il n’en fasse rien et qu’il compte sur moi pour débusquer la taupe. Même lorsque je lui ai dit que je privilégierai la mission à sa vie.
Moi qui espérait un soulagement après cet aveu partiel, j’ai senti une nouvelle vague de tension et de panique.
Le centre Seegson
Le bunker nous faisait face. À peine entrés, nous avons constaté notre erreur: il s’agit d’un centre de recherche abandonné, appartement à Seegson. Cette compagnie concurrente de la Weyland-Yutani. Mais dans quel merdier je me suis fourrée ?
C’est alors que nous avons craqué, tous autant que nous sommes. John a menacé Muvob, l’accusant d’avoir indiqué notre position à l’UPP. J’ai tenu en joue John, tandis qu’Inkeo désarmait Muvob. Les rescapés ne faisaient pas le moindre geste. Le sergent gueulait des ordres. Le médecin les a ignorés, menançant de me tirer dessus.
J’ignore comment nous sommes sortis de cette situation. Mais tout le monde a récupéré ses armes et nous nous sommes enfoncés dans le bunker. J’ai été infecte avec tout le monde, y compris avec Inkeo, qui tentait de me rassurer.
Les autres Marines ne m’ont jamais vu déployer autant d’émotions. Pour être honnête, moi non plus.
Monstres
C’est là que l’hécatombe a commencé. Aiguillonnés par la menace de l’UPP derrière nous, nous n’avons pas fait attention aux monstres devant nous. Les mêmes qui semblent infester la jungle.
C’est logique: un laboratoire Seegson. Une compagnie axée sur les synthétiques et la pharmaceutique. Une otage européenne. Des monstres mutants échappés. Je ne l’ai pas vu venir.
La lumière de nos torches ont éclairé le couloir, donnant vers une pièce abandonnée. Du matériel scientifique hors d’usage y est était entreposés. Nous nous sommes dirigés vers l’ouest, malgré les bruits de pas (de pattes ?) autour de nous.
John a été le premier à tomber. Une créature, mélange entre une araignée et un crabe, lui a sauté au visage. Il s’est effondré sur le coup.
C’est alors que ça m’a frappé: la taupe ne pouvais être qu’Inkeo. Celui que j’appréciais, que je considérais presque comme un proche. J’ai demandé au sergent de le désarmer, ce qu’il a essayé de faire. Avant que la véritable taupe –Muvob– n’annonce pouvoir nous sauver grâce à l’aide de… Seegson.
J’ai joué sur la fibre patriotique en hurlant que leur loyauté allait aux Amériques Unies et donc à la Weyland-Yutani. J’ai menti: les compagnies n’ont pas de camp attitrées. Mais le sergent a gobé mon histoire.
J’ai alors communiqué notre position à la Compagnie, juste à temps avant d’être attaqués par quatre créatures crabes. Inkeo a fuit et je l’ai suivi, laissant derrière moi Ratford, le groupe et le corps de John.
Dilemme
Devant moi, se trouvait Inkeo. J’ignore pourquoi, mais j’étais encore persuadée qu’il s’agissait de la taupe. Ca ne pouvait être que lui. Que lui. J’ai levé mon arme, le doigt sur la gâchette. J’ai essayé de la presser. De toutes mes forces.
Mais même en me disant qu’il s’agissait d’un traître, je n’ai pu l’abattre. J’ai trahi mon seul ami et mes principes. Et je n’y survivrai pas.
Fin de l’aventure
[bientôt]